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Persévérer avec patience
avril 30, 2010 | Leave a Comment
Par Dieter F. Uchtdorf, Deuxième conseiller dans la Première Présidence de Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (Eglise Mormon).

Dans les années 1960, un professeur de l’université de Stanford a entrepris une expérience modeste visant à tester la volonté d’enfants de quatre ans. Il a mis devant eux une grosse guimauve puis leur a dit qu’ils pouvaient la manger tout de suite ou, s’ils attendaient quinze minutes, en avoir deux.
Puis il a laissé les enfants tout seuls et, de derrière un miroir sans tain, il a regardé ce qui se passait. Certains des enfants ont mangé tout de suite la guimauve, d’autres n’ont pu attendre que quelques minutes avant de succomber à la tentation. Il n’y en a eu que 30% qui ont pu attendre.
C’était une expérience modérément intéressante et le professeur est passé à d’autres domaines de la recherche, car, selon ses propres termes, « il n’y a qu’un nombre limité de choses que l’on peut faire avec des enfants qui essayent de ne pas manger de guimauve ». Mais, au fil du temps, il a suivi l’évolution des enfants et a commencé à remarquer un lien intéressant : les enfants qui n’avaient pas pu attendre ont eu plus tard des difficultés et plus de problèmes de comportement, alors que ceux qui avaient attendu étaient plus positifs et plus motivés, avaient de meilleures notes et de meilleurs revenus et des relations plus saines.
Ce qui avait commencé comme une simple expérience sur des enfants et des guimauves est devenu une étude fondatrice suggérant que la capacité d’attendre, d’être patient, était un trait de caractère crucial qui pouvait annoncer une réussite ultérieure dans la vie.
Attendre peut être difficile. Les enfants le savent ; les adultes aussi. Nous vivons dans un monde qui offre restauration rapide, messagerie instantanée, films à la demande et réponses immédiates aux questions les plus insignifiantes ou les plus profondes. Nous n’aimons pas attendre. Il y a même des gens dont la tension sanguine monte quand leur file à la caisse de l’épicerie avance moins vite que celles d’à côté.
La patience, la capacité de mettre nos désirs sur pause pour un moment, est une vertu rare et précieuse. Nous voulons ce que nous voulons et nous le voulons maintenant. Alors, la simple idée de patience peut paraître désagréable et, parfois, agaçante.
Pourtant, sans la patience, nous ne pouvons pas plaire à Dieu, nous ne pouvons pas devenir parfaits. En effet, la patience est un processus purificateur qui affine l’intelligence, concentre les actions, rend plus heureux et procure un espoir de paix.
Nous, les parents, nous savons combien il serait malavisé d’accorder à nos enfants tout ce qu’ils désirent. Mais les enfants ne sont pas les seuls qui se gâtent quand on leur accorde immédiatement ce qui leur fait plaisir. Notre Père céleste sait ce que les bons parents comprennent avec le temps : pour que les enfants mûrissent et atteignent leur potentiel, ils doivent apprendre à attendre….
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La famille et l’Église Mormon
septembre 8, 2008 | Leave a Comment
Une chose qui devient claire pour l’esprit éclairé c’est qu’il y a des lois qui maintiennent l’équilibre de la vie et des êtres vivants. La découverte et le respect des lois de la physique apportent le progrès, permettent à l’homme de s’élever à des niveaux de connaissance autrement impossibles.
Je crois que ce principe s’applique aussi aux valeurs morales. Nous avons, par conséquent, la responsabilité de sauvegarder le foyer comme centre d’apprentissage où ces vertus peuvent être instillées, dans une atmosphère d’amour et par le pouvoir de l’exemple. Les scientifiques acquièrent leurs connaissances principalement par des recherches, en faisant des expériences et en utilisant leur intelligence.
Les disciples du Christ reçoivent leur témoignage en étudiant ses paroles, en observant ses œuvres, en mettant les principes de l’Évangile en pratique et en recevant l’esprit d’inspiration.
« Dans l’homme, c’est l’esprit, le souffle du Tout-Puissant, qui donne l’intelligence. »
Les vérités spirituelles peuvent paraître moins tangibles, mais pour le cœur humble leur impact est indéniable. Il est important de comprendre que les lois naturelles n’ont pas été déterminées sur la base de la popularité. Elles ont été établies et reposent sur le roc de la réalité.
Il y a aussi des vérités morales qui n’ont pas commencé avec l’homme. Elles sont au centre d’un plan divin qui, lorsque nous le découvrons et l’appliquons, nous apporte beaucoup de bonheur et d’espoir dans la condition mortelle11.
Par exemple, je crois, comme il est indiqué dans la « Déclaration au monde sur la famille » et défini dans les révélations divines, que le mariage et la famille sont ordonnés de Dieu. Les Écritures déclarent : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »Des hommes sages du passé nous ont transmis un patrimoine de connaissance. Nous devons transmettre aux générations futures un fondement de foi en la famille, défini par la Divinité.
Nous ne devons jamais oublier que la liberté et le bonheur dans tous les aspects de la vie viennent de la compréhension et de l’application des principes éternels de l’Évangile. Ils fournissent un fondement sûr sur lequel édifier une vie productive et heureuse.
(Rétablir la foi en la famille, Kenneth Johnson, du premier collège des soixante-dix, 178e conférence générale d’avril 2008)